29 avril 2013

Publié le dimanche 5 mai 2013

Conseil communal du 29 avril 2013.

Après quelques communications, retour de dossiers de la tutelle, nous passons à l’appel d’offre de marché de repas à domicile pour le CPAS et aux écoles pour la commune.

Voici, à ce sujet, la réaction de Natascha Rahir, notre conseillère bien-aimée :

« Nous avons lu attentivement le cahier des charges des cantines scolaires. Nous l’avons trouvé plein de bonnes intentions. Effectivement le commerce équitable est mis en avant, et même le bio ou le local. Il y a des labels exigés pour toute une série de produits. Nous y avons même vu une amorce de pourcentage établi pour le bio, ce qui est notre demande depuis longtemps.

Oui mais,…. A y regarder de plus près, ce cahier n’est pas aussi convaincant.
En effet, lorsqu’on parle de bio ou local, c’est bien bio OU local. Comme si les deux ensemble ne pouvaient être envisagés. Alors qu’on a dans notre commune un producteur de bio/local qui, je vous le rappelle, pratique des prix très avantageux et est rempli de légumes qui suivent le calendrier des saisons.

Soit ! Le pourcentage des produits bio (ou local) dans le cahier des charges reste d’ailleurs bien faible : 15% cette année, puis 20, puis 25% dans 2 ans.
Attention : pas 25% de produits bios, non, … 25% de la valeur financière des achats des ingrédients.

Autrement dit si l’auteur de projet souhaite acheter des mangues, comme elles ne sont pas locales, elles devront donc être bio, et pourront alors rentrer dans cette part du marché. Comme elles seront bien chères, elles pourraient à elles seules remplir une large part financière du marché. Est-ce pour cela que les enfants auront dans leurs assiettes, plus de bio ?
Certainement pas !

Selon nous, pour permettre aux finances de rester saines, le bio doit être local. Et le pourcentage établi pour les achats doit l’être au niveau des portions et non du prix.

Pour toutes ces bonnes raisons nous demandons que nous changions le cahier des charges et que lorsque nous précisons des pourcentages, nous le précisions en termes de portions, par type d’aliment. On ne peut comparer le poids d’une salade et celui d’un rôti.

Ex : fruits et légumes 80%
Viandes labellisées non bio,
Céréales bios à 70%, etc..

J’espère que vous comprendrez que l’actuel cahier des charges n’est pas la garantie de plus de bio et de local dans l’assiette. J’invite chacun à voter contre ce cahier des charges, ou à l’amender tout de suite. »

La majorité n’a pas voulu sortir de la proposition de cahier des charges de la Région.
Les conseillers ecolo ont donc voté contre.

Une convention à passer avec le SAVU pour la récupération des animaux errants sur la voie publique a amené quelques questions. Il semblerait que ce n’est pas la formule la moins chère et qu’il y aurait quelques doutes sur la qualité de traitement des animaux.
C’est la raison pour laquelle ecolo s’est abstenu. Mais la majorité va rechercher des alternatives.

C’est ensuite le point mis à l’ordre du jour par ecolo : il concerne la mise en place d’un conseil consultatif des aînés dans la commune.
Voici la présentation du point par Natascha :

« Beaucoup de communes wallonnes ont déjà recours à un outil utile : le Conseil consultatif communal des aînés (CCCA). Dans notre commune il n’en existe pas encore.
Une circulaire du 2 octobre 2012 en définit le cadre de référence.
Le CCCA se compose habituellement d’un nombre limité de personnes (entre 10 et 15, par exemple), se présentant :
soit à titre personnel,
soit représentant un groupement d’aînés, un délégué d’une organisation représentative en charge des ainés, et aussi des particuliers.
Les équilibres entre quartiers et genres devraient être respectés.

Le groupe ecolo propose la mise en place d’un conseil consultatif communal des aînés dans notre commune, parce que les besoins sont criants et parce que les besoins sont nouveaux.

Les besoins sont criants : plus de 15% de la population de Beauvechain est constituée de personnes de plus de 65 ans et cette proportion croit rapidement. Parmi les moyens disponibles et/ou souhaitables pour que les ainés continuent à être actifs, il y a le volontariat et les solidarités familiales mais la palette des services publics est insuffisante à ce jour et le sera demain plus encore.

Les besoins sont nouveaux : les ainés d’aujourd’hui sont d’une génération nouvelle qui a été très active, très impliquée, et qui a donc des talents et des besoins que nous n’avons pas l’habitude d’associer à nos clichés sur le « grand âge ». Ils représentent un potentiel important d’expériences, de capacités, et aussi de désir de rester dans la vie et de continuer à participer à la vie citoyenne.

Vieillir en Brabant Wallon ne devrait pas être un luxe. Nous sommes tous concernés : que ce soit par notre âge ou celui de nos parents. Nous avons besoin d’inventer toute une panoplie de solutions innovantes. Un CCCA devrait nous y aider en impliquant les premiers concernés dans la réflexion, l’identification des besoins et la proposition de solutions créatives et alternatives.
Beauvechain, commune où il fait bon vivre… le plus longtemps possible ? »

Une réponse de la majorité a été donnée, non par le bourgmestre, mais par le président du CPAS qui est membre de droit du conseil avec voix consultative.
La majorité va mettre en place un plan de cohésion sociale. Le projet sera déposé au mois de septembre et il nécessite de mettre en place un partenariat. Pour cette raison, ils demandent de post-poser la création du CCCA.

Pour Natascha, il serait intéressant de la créer immédiatement, qu’il puisse participer à la réflexion et elle s’inquiète de ne pouvoir le mettre en place après les six premiers mois de la législature.

Pour l’échevine Brigitte Wiaux, il n’y a pas de date butoir pour ce type de commission. Leur problème, à la majorité, est de trouver les compétences extérieures à la commune.
Le souhait de Natascha n’est pas d’occuper les aînés, mais de les impliquer plus dans les prises de décisions.

Finalement, le vote a porté sur un accord de principe sur la création de la commission, mais de la post-poser, sans donner de date, mais une promesse de ne pas faire traîner les choses.

Vote acquis à l’unanimité.

Pour terminer Pierre François, au nom d’écolo a demandé de pouvoir faire une intervention :

« Le Conseil d’Administration du Centre Culturel de la Vallée de la Nethen du 27 mars dernier a désigné notre première Échevine, et Échevine de la Culture, Carole Ghiot comme présidente.
Si nous sommes certains que l’intéressée présente toutes les qualités requises pour ce poste, nous ne pouvons cependant pas nous enthousiasmer d’une telle nomination.

L’esprit du nouveau décret sur les centres culturels, bien qu’un peu moins explicite que son prédécesseur sur le rôle des institutions reste assez clair dans sa dimension démocratique :
Un Centre Culturel est un centre de démocratie culturelle, il mobilise les forces vives d’un territoire (associations, institutions, organisations, personnes physiques). C’est un lieu de rencontre et de délibération des individus et des groupes sur l’ensemble des dimensions de l’action culturelle.
Il s’agit donc bien d’un organe prioritairement associatif dont le projet d’action culturelle doit être issu d’un processus participatif sous le contrôle d’un Conseil d’orientation (anciennement Conseil culturel).

Si il est évident que l’institutionnel, en l’occurrence la Commune, la Province et la Communauté française y ont un droit de participation et de regard en tant que pouvoir subsidiant, nous regrettons le fait que notre Échevine de la Culture en ait la Présidence.

Ecolo n’a pas présenté de candidature à la présidence ni à la vice-présidence, estimant que ces fonctions doivent rester aux mains des associations privées.

Si nous sommes certains des qualités et de la motivation de Carole Ghiot, nous serons extrêmement vigilants afin que celle-ci ne confonde pas son rôle d’Échevine de la culture et de Présidente du Centre Culturel.

Le Centre Culturel de la Vallée de la Nethen doit rester un organe associatif et indépendant et nous serons attentifs à ce que celui-ci ne devienne pas un “service culturel communal”. »

Pour la majorité, la politique culturelle de la commune étant quasi exclusivement reportée sur le CCVN, il est normal que celle-ci soit présente. Nous ne contestons pas la présence communale, mais pour cela faut-il en prendre la présidence ?

Une petite remarque du rédacteur pour la fin : pour être wallon, faut-il être grossier ?
Nous ne sommes plus à l’époque de mon grand-père.

Michel spirlet